Abdelhak El Mrini s’est éteint à l’âge de 91 ans. Porte-parole du Palais royal, historiographe du Royaume et figure discrète du protocole monarchique, il laisse derrière lui l’image d’un homme érudit, fidèle à la monarchie et passionné d’histoire et de lettres.
Le Maroc perd une figure emblématique de son institution monarchique. Abdelhak El Mrini, historiographe du Royaume, porte-parole du Palais royal et ancien directeur du protocole, est décédé dans la nuit du lundi au mardi 3 juin 2025, à l’âge de 91 ans, à Rabat, sa ville natale.
Né en 1934 dans une famille fassie liée de longue date au Palais, Abdelhak El Mrini aura marqué plusieurs générations par sa discrétion, sa rigueur et son profond attachement à la monarchie. Titulaire d’une licence en lettres (1962), d’un doctorat d’État en Lettres (1989), et d’un doctorat obtenu à Strasbourg, il s’est distingué par une carrière riche à la croisée de l’administration, de l’enseignement, de l’histoire et de la communication institutionnelle.
Entré au service du protocole royal en 1965, il en devient l’un des piliers, avant d’être nommé porte-parole du Palais et historiographe du Royaume en 2010. À ce poste, il aura documenté avec rigueur les activités du Roi et contribué à préserver la mémoire monarchique, notamment en valorisant la dimension spirituelle de la fonction royale.
Auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment reçu le Prix du Maroc du Livre en 1968 pour L’armée marocaine à travers l’histoire. Son œuvre embrasse aussi bien l’histoire militaire que les dimensions religieuses, culturelles et sociales du Royaume.
Humaniste, homme de lettres, passionné de poésie et de langues, ses interventions médiatiques, rares mais mesurées, étaient toujours marquées par une grande élégance intellectuelle.
Sa disparition marque la fin d’une époque, celle d’un serviteur fidèle du Royaume, témoin privilégié de la monarchie moderne.

