En marge du forum Maroc-France organisé à Dakhla le 9 octobre 2025, Abdelmounaim Faouzi, président de la Chambre Africaine de Commerce et de Services, nous livre son éclairage sur le rôle de cette institution dans le développement économique local, les synergies avec les entreprises françaises ainsi que les perspectives d’avenir pour les provinces du Sud du Maroc.
La Chambre Africaine de Commerce et de Services (CACS) joue un rôle central dans la promotion et la transformation économique de Dakhla et sa région. Créée il y a quatre ans, la CACS a pour mission d’accompagner le marketing territorial de Dakhla et de servir de pont entre les opérateurs économiques européens, marocains et subsahariens.
« Depuis notre création, nous organisons les Africa Business Days et les Africa Executive Meetings, en collaboration avec le Conseil régional, la Chambre de commerce locale et le Centre Régional d’Investissement », explique Abdelmounaim Faouzi, président de la CACS à Dakhla.
En matière d’accompagnement des entreprises, notamment françaises, la CACS facilite le réseautage et les échanges afin de transformer les intentions en projets concrets. « La CACS ne se substitue pas aux acteurs en charge de cette mission, notamment le CRI. Mais elle crée les événements de réseautage qui permettent à des intentions de se confirmer au travers des échanges de données, d’expériences et de réussites », précise-t-il.
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L’intérêt des opérateurs économiques français est remarquable, selon Abdelmounaim Faouzi. « Depuis la présidence de Philippe Klein, la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc a renforcé son ancrage local avec l’ouverture d’antennes à Laâyoune, Dakhla, et bientôt Es-Semara, en partenariat avec la CACS », indique-t-il.
« Pour la France, la région de Dakhla peut constituer une zone de replis stratégiques pour les opérations économiques sur le continent. Les infrastructures de rang mondial qui sont programmées et celles qui sont en cours de livraison constituent des atouts qui suggèreraient ce positionnement », analyse Abdelmounaim Faouzi.
Le président de la CACS indique que la région est attractive pour les opérateurs économiques quel que soit leur origine, mais avec un avantage pour la France.
« Les entreprises françaises ont un avantage certain du fait de l’histoire, de la qualité des relations et du niveau d’engagement dans le cadre de nos stratégies sectorielles et des métiers mondiaux du Royaume (énergies renouvelables et tourisme en ce qui concerne Dakhla) », indique-t-il.
Abdelmounaim Faouzi identifie plusieurs secteurs qui offrent de grandes opportunités d’investissement : logistique, éco-tourisme, agriculture écologique, produits de la mer et énergies renouvelables, mais cela impose aussi des défis.
« Les défis seraient les ressources humaines et la mobilité. Mais ce sont des sujets pris en charge dans le cadre de l’implantation de grandes écoles et de centres de formation professionnelle. »
Si la Chambre ne vise pas directement la promotion de l’inclusion sociale ou la création d’emplois, elle agit pour augmenter l’attractivité territoriale, un levier essentiel pour l’emploi et l’autonomisation de la jeunesse locale.
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Abdelmounaim Faouzi juge l’évolution récente des relations économiques Maroc–France “très positive”, en soulignant à propos du Forum économique de Dakhla que « c’est ce qui est attendu d’un partenaire du Maroc comme la France ».
Pour les entreprises françaises souhaitant s’établir dans le Sud marocain, ses conseils sont clairs : « S’informer, visiter, et prendre contact avec nos antennes locales ainsi qu’avec le CRI pour réussir leur implantation. »
Fort d’un programme royal ambitieux initié en 2016, le développement des provinces du Sud est désormais prêt à accueillir une nouvelle vague d’investissements et d’opérations à l’échelle continentale.

