Située dans le Haut Atlas à 90 km de Marrakech, la mine de cuivre de Lalla Aziza attire désormais tous les regards. Après une première campagne de forage de reconnaissance jugée « très encourageante », la société britannique Royal Road Minerals a confirmé son intention d’exercer son option d’achat sur le permis minier, jusqu’ici détenu par la société marocaine Carbomine. Une décision stratégique, soutenue par des teneurs en cuivre jugées économiquement significatives et un fort potentiel d’extension.
À travers 15 forages exploratoires sur le site de Lalla Aziza, Royal Road Minerals a mis en évidence des teneurs prometteuses en cuivre, ouvrant la voie au développement d’une future mine à ciel ouvert. Les résultats incluent notamment des veines de 19 mètres à 1,1 % de cuivre, ou encore 17 mètres à 1,3 %, confirmant le potentiel du gisement pour une exploitation à grande échelle.
Déjà exploitée en souterrain par la société marocaine Carbomine, la mine n’avait encore jamais fait l’objet de forages d’exploration modernes. Royal Road entend désormais passer à la vitesse supérieure, avec de nouvelles campagnes de cartographie, de géophysique et de forage ciblé, notamment vers le nord-est, là où la minéralisation semble s’étendre.
« Le Maroc se distingue par son attractivité géologique et politique », a souligné Tim Coughlin, PDG de Royal Road, qui se dit confiant dans le potentiel du projet Lalla Aziza. L’accord d’acquisition inclut des paiements échelonnés et une redevance future sur la production.
La finalisation réglementaire de la transaction est désormais attendue dans les prochaines semaines, avant le lancement des prochaines phases d’exploration.

