Le plan international de reconstruction de Gaza, porté par Donald Trump, se heurte à un sérieux blocage financier, malgré des promesses initiales de 17 milliards de dollars annoncées lors d’une conférence à Washington. Dans les faits, seuls trois pays, dont le Maroc, ont effectivement contribué, pour un montant global inférieur à un milliard de dollars.
Dans un contexte international marqué par l’incertitude autour du financement de la reconstruction de Gaza, le Maroc se distingue parmi les rares pays ayant concrétisé ses engagements. Selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier, seuls trois pays, dont le Maroc, ont effectivement contribué, pour un montant global inférieur à un milliard de dollars.
Ce décalage entre engagements et financements concrets freine considérablement la mise en œuvre du projet, notamment la création du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), appelé à prendre le relais du Hamas dans la gestion du territoire. Faute de moyens et de garanties suffisantes, cette instance n’a toujours pas pu être déployée sur le terrain.
Le Conseil de paix, à l’origine de l’initiative, conteste toutefois toute contrainte budgétaire, affirmant fonctionner selon une logique de financement « à la demande » et assurant que les besoins exprimés ont été couverts. Une version contestée par plusieurs acteurs impliqués dans le dossier, qui évoquent au contraire une absence de liquidités disponibles.
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Sur le terrain, l’urgence reste critique. Après des années de conflit, près de 80 % des infrastructures de Gaza ont été détruites, et les besoins de reconstruction sont estimés à environ 70 milliards de dollars par les institutions internationales. À cette crise humanitaire s’ajoute une impasse politique persistante, marquée par des désaccords profonds entre Israël et le Hamas sur les conditions de désarmement et de retrait militaire.

