Le déficit commercial du Maroc a bondi de près de 16% à fin juillet 2025, atteignant 194,9 milliards de dirhams. Une aggravation due à la forte progression des importations, notamment dans l’équipement, alors que les exportations, tirées par les phosphates et l’aéronautique, n’ont pas suivi le même rythme.
À fin juillet 2025, le déficit commercial du Maroc s’est creusé pour atteindre 194,9 milliards de dirhams, en hausse de 15,9% par rapport à la même période de 2024 (168,2 MMDH). Selon les derniers indicateurs mensuels publiés par l’Office des changes, cette évolution est principalement liée à la progression des importations, qui ont totalisé 469,7 MMDH (+8,8%), alors que les exportations n’ont progressé que de 4,2% pour atteindre 274,8 MMDH. Le taux de couverture recule ainsi de 2,6 points, à 58,5%.
L’augmentation des importations est tirée par les produits finis d’équipement (+14,5%), notamment l’acquisition d’avions, de pièces aéronautiques et de machines diverses. Les autres produits finis affichent également une forte hausse (+13,7%), portée par les voitures de tourisme, les médicaments et les meubles et articles d’éclairage. Les demi-produits suivent la même tendance (+6,8%), avec une progression marquée des produits chimiques et des matières plastiques.
Du côté des exportations, la tendance est contrastée. Les ventes de phosphates et dérivés progressent nettement (+20,9%), tout comme l’aéronautique (+8,9%) et l’agriculture (+3,4%). En revanche, des secteurs phares reculent : textile et cuir (-3,3%), électronique (-6,5%) et surtout l’automobile, dont les exportations reculent de 1,8% sous l’effet de la baisse du segment construction, partiellement compensée par le câblage.

