La Direction générale de la Sûreté nationale a introduit une nouvelle mesure facilitant l’établissement de la carte nationale d’identité électronique des enfants mineurs. Désormais, la mère marocaine peut effectuer seule les démarches, une décision largement saluée par l’organisation « Ma Tqich Waldi », qui y voit une avancée concrète en faveur des droits de l’enfant et de la simplification administrative.
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé une évolution majeure dans la procédure d’établissement de la carte nationale d’identité électronique (CNIE) pour les mineurs marocains, au Maroc comme à l’étranger. Désormais, la mère est habilitée à déposer la demande, renouveler ou retirer la CNIE de son enfant mineur sans avoir à présenter l’autorisation du père ni un document de garde légale, sauf en cas d’opposition judiciaire formelle.
Cette mesure met fin à des exigences administratives souvent jugées lourdes et contraignantes, notamment dans des situations familiales complexes. Elle s’inscrit dans une démarche de simplification des procédures et d’adaptation du service public aux réalités sociales de la famille marocaine. En cas de décision judiciaire contraire, les dispositions habituelles continuent toutefois de s’appliquer.
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Sur le fond, cette évolution rapproche la procédure d’établissement de la CNIE de celle déjà en vigueur pour le passeport marocain, pour lequel la mère peut également accomplir les démarches administratives pour son enfant mineur.
L’initiative a été saluée par l’organisation « Ma Tqich Waldi ». Dans un communiqué, sa présidente, Najat Anwar, a exprimé une vive satisfaction face à cette décision, la qualifiant de « véritable acquis » pour la consécration des droits de l’enfant mineur et pour la garantie de son accès aux documents d’identité fondamentaux.
Selon l’organisation, cette mesure traduit la volonté de la DGSN de prendre en considération les dimensions sociales et humaines de la cellule familiale, tout en contribuant à la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle facilite également l’accès des mineurs à des droits essentiels, notamment en matière d’éducation, de santé et d’identité juridique.

