L’élection à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc s’oriente vers un scénario sans suspense. Seul en lice à l’issue du dépôt des candidatures, le binôme Mehdi Tazi–Mohamed Bachiri devrait être porté à la tête du patronat pour le mandat 2026-2029, dans un scrutin où la mobilisation des adhérents constituera le principal enjeu.
L’élection à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc se dirige vers une issue sans véritable compétition. À la clôture des dépôts de candidatures, fixée au 8 avril à midi, un seul ticket a été enregistré : celui formé par Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri.
Dans ce contexte, le scrutin prévu pour désigner la direction du patronat sur la période 2026-2029 apparaît davantage comme une formalité institutionnelle que comme une confrontation électorale. L’assemblée générale élective, programmée le 14 mai prochain, devrait ainsi entériner cette candidature unique.
Si l’issue du vote ne fait guère de doute, l’attention se porte désormais sur le niveau de participation. Le taux de mobilisation des membres, ainsi que le nombre d’adhérents à jour de leurs cotisations avant la date limite du 22 avril, constitueront des indicateurs clés de la légitimité du futur binôme dirigeant.
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Le duo Tazi–Bachiri s’appuie sur une solide expérience au sein de la CGEM et du tissu économique national. Vice-président général durant deux mandats aux côtés de Chakib Alj, Mehdi Tazi dispose d’une connaissance approfondie des rouages de l’institution. À la tête du groupe Ask Capital, il s’est imposé comme un acteur reconnu dans les secteurs de l’assurance, de l’immobilier et des services.
De son côté, Mohamed Bachiri, directeur général de Renault Group Maroc, incarne un profil industriel de premier plan. Ancien dirigeant de la SOMACA et figure clé du développement de l’écosystème automobile marocain, il avait déjà assuré la présidence par intérim de la CGEM en 2019, renforçant sa crédibilité au sein de l’organisation.
Cette transition s’inscrit dans la continuité du mandat de Chakib Alj, à un moment où la CGEM est appelée à jouer un rôle stratégique dans les transformations économiques du pays. Faute de concurrence, le véritable défi du tandem Tazi–Bachiri sera désormais de fédérer les membres et d’insuffler une nouvelle dynamique au patronat marocain.

