Face aux informations faisant état d’agressions sexuelles visant des mineures à Ceuta, l’ONG Touche Pas à Mon Enfant tire la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité des enfants présents dans l’enclave. L’association appelle à renforcer leur protection, à ouvrir des enquêtes sur les signalements et à accélérer les procédures de regroupement familial.
L’ONG Touche Pas à Mon Enfant exprime son inquiétude face à la situation des enfants et des mineurs présents à Ceuta à la suite des récents mouvements de passage. Dans un communiqué, l’association alerte notamment sur les risques auxquels sont exposés les mineurs non accompagnés ou insuffisamment protégés, alors que des agressions sexuelles visant de jeunes filles mineures ont été signalées.
Pour l’ONG, les dangers ne se limitent pas aux conditions parfois périlleuses de la traversée. La période qui suit l’arrivée constitue également une phase de grande vulnérabilité pour les enfants, qui peuvent être exposés à différentes formes de violences et d’exploitation, notamment la traite, le chantage ou les agressions sexuelles.
Touche Pas à Mon Enfant appelle toutefois à la prudence concernant les chiffres qui circulent sur le nombre de victimes, certains n’ayant pas été vérifiés. L’association estime néanmoins que les signalements d’agressions sexuelles impliquant des mineures doivent être pris au sérieux et faire l’objet d’enquêtes rigoureuses et indépendantes.
L’ONG demande en premier lieu un recensement de l’ensemble des mineurs présents à Ceuta, ainsi qu’une vérification de leur situation juridique et sociale. Elle réclame également la mise en place de structures d’hébergement sûres et adaptées pour les enfants non accompagnés et les jeunes filles mineures.
L’association insiste par ailleurs sur la nécessité d’assurer une prise en charge médicale, psychologique et sociale aux enfants susceptibles d’avoir subi des violences ou une forme d’exploitation. Elle appelle aussi à l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur les différents signalements et à la poursuite des personnes dont la responsabilité serait établie.
Autre priorité mise en avant : la recherche des familles et le regroupement familial lorsque celui-ci correspond à l’intérêt supérieur de l’enfant. L’ONG plaide, dans ce cadre, pour un renforcement de la coordination entre les autorités marocaines et espagnoles afin de garantir la protection et les droits des mineurs concernés.
Touche Pas à Mon Enfant rappelle enfin que la situation administrative ou les circonstances de migration d’un enfant ne sauraient remettre en cause son droit à la protection, à la sécurité et à la dignité.
Pour l’ONG, la protection des mineurs présents dans de telles circonstances relève d’une responsabilité partagée entre les différents acteurs concernés. Elle estime qu’aucun enfant ne doit se retrouver sans protection en raison de procédures administratives, de frontières ou d’un manque de coordination entre les autorités.

