Casablanca accueille, à partir de ce jeudi 29 janvier, l’exposition « Making The Hand Legible » de l’artiste et anthropologue conceptuel Hassan Mannana, à l’espace Artorium. Présentée par la Fondation TGCC pour l’art et la culture, cette exposition solo se tiendra jusqu’au 7 mars 2026, invitant le public à une immersion singulière dans une démarche à la croisée de l’art contemporain et de l’anthropologie conceptuelle.
Au cœur du travail de Hassan Mannana, le corps humain devient une archive vivante, un espace de mémoire et de transformation. Loin d’une approche scientifique figée, l’artiste interroge l’anatomie, la biologie et la morphologie comme des champs ouverts, traversés par l’histoire, la culture et l’expérience sensible.
À travers l’usage de matériaux tels que le cuivre, le cuir ou le bois, Mannana façonne des formes hybrides qui oscillent entre héritage artisanal et écriture contemporaine. Ces matières, choisies pour leur charge symbolique et tactile, participent à une réflexion sur la matérialité du corps dans un monde de plus en plus dématérialisé.
La main, symbole central de création et de transmission
Dans « Making The Hand Legible », la main occupe une place centrale. Elle y est envisagée comme un symbole du travail, de la création et de la connexion entre l’individu et son environnement. À l’heure où les gestes se virtualisent et où les interactions se déplacent vers le numérique, l’artiste réaffirme la main comme vecteur de savoir, de mémoire et de lien humain.
Cette focalisation invite le visiteur à reconsidérer la fragilité et la résilience du corps face aux mutations contemporaines. L’exposition se présente ainsi comme une expérience immersive, dans laquelle le public devient co-explorateur de formes, de traces et de mémoires enfouies.
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Une scène artistique marocaine en pleine vitalité
Au-delà de la démarche individuelle de l’artiste, cette exposition témoigne de la vitalité de la scène artistique marocaine contemporaine. Hassan Mannana incarne une génération de créateurs qui conjuguent héritage local et questionnements universels, tout en développant des pratiques conceptuelles exigeantes.
Le soutien de la Fondation TGCC pour l’art et la culture s’inscrit dans cette dynamique, en accompagnant des projets qui participent au renouvellement du paysage artistique national. À Casablanca, cette programmation contribue à faire de la ville un pôle culturel majeur, marqué par une offre régulière et diversifiée.
Casablanca, capitale culturelle en mouvement
Le calendrier de « Making The Hand Legible », à l’orée d’autres rendez-vous majeurs dédiés à l’art marocain, dont les célébrations autour des 60 ans de la peinture marocaine, renforce l’attractivité culturelle de Casablanca en 2026. L’exposition s’inscrit ainsi dans un moment charnière, où la création contemporaine dialogue avec l’histoire et les mutations du pays.
À l’Artorium, Hassan Mannana propose une œuvre qui interroge, trouble et invite à la réflexion, offrant au public un regard sensible sur le corps, la matière et le geste. Un rendez-vous incontournable pour qui souhaite saisir les évolutions actuelles de l’art contemporain marocain.

