Une nouvelle hausse des prix du gasoil entre en vigueur au Maroc à partir du 16 avril, dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques. Cette augmentation, qui s’inscrit dans une série de hausses récentes, ravive les inquiétudes sur le pouvoir d’achat et relance le débat sur les mesures d’atténuation.
La tendance haussière des carburants se confirme au Maroc. À partir du 16 avril à minuit, le prix du gasoil connaîtra une nouvelle augmentation d’environ 1 dirham par litre, selon plusieurs sources concordantes du secteur. Une évolution qui intervient dans la continuité des hausses enregistrées depuis la mi-mars, dans un contexte international marqué par une forte volatilité des marchés énergétiques.
Concrètement, le litre de gasoil, qui s’échangeait autour de 14,50 dirhams début avril, devrait atteindre près de 15,50 dirhams dans plusieurs stations, notamment dans les grandes villes. En revanche, le prix de l’essence Super Sans Plomb devrait rester globalement stable, autour de 15,50 dirhams le litre, après les augmentations précédentes.
Cette nouvelle révision s’inscrit dans une dynamique de hausse prolongée, largement alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations de l’offre mondiale. Depuis le début du conflit dans la région, les prix à la pompe ont fortement progressé, avec une hausse cumulée de plus de 4,70 dirhams pour le gasoil et d’environ 3 dirhams pour l’essence.
Lire aussi: Carburants: +2,40 DH pour le gasoil, le pouvoir d’achat sous pression
Sur le plan national, cette évolution continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà fragilisé par la succession des augmentations. Elle suscite également une montée des appels à l’intervention des pouvoirs publics. Plusieurs partis politiques et organisations syndicales plaident notamment pour une réduction de la fiscalité sur les carburants — à travers la TIC et la TVA — ainsi que pour un encadrement des marges des distributeurs.
Face à cette situation, le gouvernement a déjà activé des mécanismes de soutien ciblés, notamment au profit des professionnels du transport. Une première tranche d’aide a couvert la période du 15 mars au 15 avril, et une prolongation du dispositif est envisagée pour les semaines à venir.
Dans ce contexte incertain, l’évolution des prix des carburants reste étroitement liée aux fluctuations du marché international. À court terme, les perspectives demeurent incertaines, laissant planer le risque de nouvelles hausses et alimentant les interrogations des consommateurs sur la trajectoire des prix à la pompe.

