Alors que le litige autour de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal se poursuit devant le Tribunal arbitral du sport, la CAF tente de calmer les tensions. Son président, Patrice Motsepe, insiste sur le respect des procédures tout en saluant le rôle central du Maroc dans le développement du football africain.
Réuni au Caire ce dimanche 29 mars, le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a abordé plusieurs dossiers sensibles, dont le différend opposant le Maroc et le Sénégal après la finale controversée de la CAN 2025.
Face à une situation toujours sous tension, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a opté pour un discours mesuré, renvoyant la décision finale au Tribunal arbitral du sport (TAS), désormais saisi par la Fédération sénégalaise. « Nous respecterons et appliquerons toute décision », a-t-il assuré, insistant sur la neutralité de l’instance.
Dans le même temps, le dirigeant sud-africain a tenu à apaiser les tensions entre les deux nations, annonçant une prochaine visite au Maroc et au Sénégal. Son message se veut clair : préserver l’unité du football africain et éviter que ce différend ne fracture les relations entre deux pays liés par une coopération historique.
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Au-delà du litige, Patrice Motsepe a mis en avant le rôle structurant du Maroc dans l’écosystème footballistique africain. Il a notamment souligné que le Royaume est souvent le seul candidat à se proposer pour accueillir certaines compétitions jugées moins rentables, comme le futsal ou la CAN féminine, contribuant ainsi à la continuité des compétitions continentales.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte où la CAF réaffirme également son engagement en faveur de l’équité entre ses membres et d’une tolérance zéro face à toute forme de corruption. Une position destinée à rassurer l’ensemble des fédérations, alors que la bataille juridique autour de la CAN 2025 reste ouverte.
Enfin, malgré les tensions, la CAF insiste sur la nécessité de préserver les liens entre les peuples. Le président de l’instance a rappelé que les relations entre le Maroc et le Sénégal dépassent largement le cadre du football, appelant à faire de ce sport un facteur de rapprochement plutôt que de division.
Dans l’attente du verdict du TAS, la CAF joue ainsi une ligne d’équilibre : respecter le cadre juridique, contenir les tensions et maintenir la stabilité du football africain.

