Au lendemain de la décision de la CAF d’attribuer officiellement la CAN 2025 au Maroc, Mustapha Hadji est sorti du silence. L’ancien international défend une application stricte du règlement, tout en pointant la gestion tardive du dossier et en dénonçant fermement les accusations infondées de Claude Le Roy.
Au cœur de la polémique autour de la finale de la CAN 2025, Mustapha Hadji a pris la parole pour défendre la position du Maroc après la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer la victoire aux Lions de l’Atlas sur tapis vert face au Sénégal.
Invité de l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, l’ancien international marocain a d’abord tenu à rappeler un principe fondamental : dans le football, les règles sont claires et doivent être respectées. Selon lui, la décision de la CAF ne fait qu’appliquer les textes en vigueur, notamment dans un cas d’abandon de match. « Le Maroc n’a fait que respecter les lois du football », a-t-il insisté, estimant que « justice a été rendue ».
Pour Hadji, une équipe qui quitte le terrain ne peut prétendre à la victoire, sauf circonstances exceptionnelles mettant en danger les joueurs. Or, dans ce cas précis, il considère que rien ne justifiait une telle décision du côté sénégalais. Une position qui s’inscrit en réponse à l’intention du Sénégal de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Si l’ancien Ballon d’Or africain 1998 valide le fond de la décision, il n’a pas pour autant épargné la CAF sur la forme. Il déplore notamment le délai de près de deux mois avant l’annonce officielle, qu’il juge excessif et préjudiciable pour l’image du football africain. Selon lui, une telle décision aurait dû être prise immédiatement, dès le jour du match, par les responsables présents.
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Cette gestion tardive laisse, selon ses mots, un sentiment mitigé autour du sacre marocain. « On est heureux d’être champions d’Afrique, mais ça n’a pas la même saveur », a-t-il reconnu, regrettant que cette situation donne l’impression d’un titre obtenu dans la controverse.
Dans la foulée, Mustapha Hadji a également pointé un manque de coordination lors de la finale, estimant que l’arbitre a été laissé seul face à une situation qui nécessitait une décision rapide et encadrée par les instances compétentes.
Enfin, l’ancien international s’est montré particulièrement ferme à l’égard de Claude Le Roy, qui avait évoqué de possibles « magouilles » autour de cette affaire. Hadji a dénoncé des propos qu’il juge irresponsables et infondés, appelant à plus de rigueur dans les accusations publiques.
« Parler de magouilles sans apporter de preuves, ce n’est pas acceptable », a-t-il martelé, tout en rappelant le respect qu’il porte à la carrière de l’entraîneur français. Pour lui, de telles déclarations nuisent à l’image du football africain et alimentent inutilement la polémique.
Malgré les critiques et les tensions, Mustapha Hadji retient l’essentiel : le Maroc est champion d’Afrique. Un titre qu’il juge légitime au regard du règlement, même si les circonstances de son attribution continueront d’alimenter le débat.

