La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a refusé toute procédure accélérée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) dans le dossier de la CAN 2025. Un choix assumé, fondé sur le respect strict des règles, visant à garantir une instruction approfondie et à préserver les intérêts du football marocain.
La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a tranché : le dossier de la CAN 2025 ne sera pas traité dans l’urgence. Face à la demande de la Fédération sénégalaise d’accélérer la procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), l’instance marocaine, soutenue par la Confédération africaine de football (CAF), a opposé un refus clair, privilégiant une approche fondée sur le respect du droit et la rigueur procédurale.
Au cœur de cette décision, une lecture stricte du Code de l’arbitrage sportif, notamment l’article R44.4, qui stipule que toute accélération de procédure doit être approuvée par l’ensemble des parties. En exerçant son droit de veto, la FRMF ne se contente pas de ralentir le calendrier : elle impose une logique juridique visant à garantir une instruction complète et équitable.
L’enjeu est de taille. Pour la partie marocaine, un traitement expéditif, potentiellement bouclé en une soixantaine de jours, risquerait de compromettre la manifestation de la vérité. Une procédure étendue permet, au contraire, d’entendre des témoins clés, à l’image de l’arbitre Jean-Jacques Ndala ou des membres des staffs présents lors de la finale disputée à Rabat, et d’analyser en profondeur les rapports disciplinaires.
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Ce choix stratégique s’inscrit également dans une volonté de maîtriser le tempo, face à une pression extérieure jugée prématurée. En optant pour le temps long, la FRMF entend éviter toute précipitation susceptible de fragiliser la solidité du dossier, tout en affirmant sa capacité à défendre ses positions dans les instances internationales.
Au-delà de l’aspect juridique, cette décision permet aussi de préserver la stabilité du football national à l’approche des grandes échéances, notamment la Coupe du monde 2026. En écartant un calendrier judiciaire contraint, l’instance marocaine évite toute perturbation susceptible d’impacter la préparation des Lions de l’Atlas.
La sentence du TAS est désormais attendue à l’horizon fin 2026, voire début 2027. D’ici là, le Maroc conserve son statut de champion d’Afrique, acquis sur le terrain. Pour Rabat, la bataille se joue désormais sur le terrain du droit, avec une conviction affichée : seule une procédure complète et transparente permettra de trancher définitivement ce dossier sensible.

