Le vélo a le vent en poupe à Bruxelles. Il n’est plus seulement perçu comme un symbole de mobilité propre et durable, mais s’impose désormais comme un réflexe quotidien pour un nombre croissant d’habitants.
Dans une capitale souvent citée parmi les villes les plus embouteillées d’Europe, enfourcher sa bicyclette apparaît de plus en plus comme une solution pratique et rapide pour se déplacer tout en contournant les bouchons.
Cette tendance se reflète clairement dans les derniers chiffres de l’Observatoire du vélo bruxellois. Le nombre de cyclistes recensés lors des heures de pointe matinales a augmenté de 15,3 % en 2025, signe que de nouveaux adeptes continuent de se laisser séduire par la petite reine.
Depuis 2010, le nombre de cyclistes a été multiplié par près de cinq, avec un taux de croissance annuel moyen de 12 %, preuve que le vélo s’est définitivement intégré dans les habitudes de déplacement.
Cette progression constante témoigne également d’un changement plus profond dans les modes de vie des Bruxellois, qui au-delà du souci accru de bien-être et de qualité de vie, recherchent des alternatives de transport alliant santé physique et respect de l’environnement.
Un autre signe de cette mutation réside dans l’essor du vélo à assistance électrique. Longtemps considéré comme un simple gadget, il s’affirme aujourd’hui comme un acteur central de la mobilité urbaine.
L’arrivée de ce moyen de locomotion, adopté par 51% des cyclistes, a transformé grandement l’expérience du vélo, les trajets sont devenus plus faciles et les distances parcourues de plus en plus longues, avec une moyenne de 7,6 kilomètres par trajet, contre 5,2 pour un vélo traditionnel.
Pour certains habitants, le vélo électrique a même commencé à remplacer la voiture dans les déplacements quotidiens et gagne également du terrain dans le domaine des loisirs. Le fait que 52 % des cyclistes l’utilisent pour des balades ou des sorties démontre que beaucoup se mettent en selle avant tout par plaisir, et non uniquement par nécessité.
Le vélo s’invite également dans la vie familiale. Il devient courant dans les rues de la capitale belge de voir des parents pédaler avec leurs enfants installés à l’arrière. Selon l’Observatoire, 22 % de l’ensemble des vélos sont équipés pour transporter des enfants. Parmi eux, les “longtails”, ces vélos à porte-bagages allongé pouvant accueillir un ou deux passagers, représentent près de la moitié.
L’engouement que suscitent les deux roues illustre combien le vélo s’adapte aux besoins divers des Bruxellois et devient un outil à la fois pratique et ludique. Cette diversification des usages montre aussi à quel point le vélo, et en particulier le modèle électrique, est en train de redéfinir la mobilité urbaine à Bruxelles.
Sur le plan de la sécurité, la ville enregistre une diminution progressive des accidents impliquant des cyclistes, signe d’une cohabitation plus harmonieuse avec les autres usagers de la route.
Ainsi, en quelques années, Bruxelles a trouvé une nouvelle cadence. Entre vélos électriques, cargos familiaux et trajets plus fluides, la capitale de l’Europe réinvente sa mobilité et s’oriente doucement mais sûrement vers une expérience urbaine plus légère, agréable et résolument tournée vers le plaisir de se déplacer au quotidien.

