La Bourse de Casablanca entame la séance de ce lundi 9 février 2026 sur une note prudemment positive. Les principaux indices évoluent en légère hausse en matinée, dans un climat marqué par une volatilité persistante, mais atténuée par des annonces structurelles qui renforcent la lecture de moyen terme du marché.
Vers la mi-séance, l’indice MASI s’établit autour de 18 400 points, en progression de 0,53% par rapport à la clôture précédente (18 306,80 points). Une avancée modeste mais révélatrice d’un marché qui absorbe progressivement les incertitudes sectorielles.
Les segments secondaires se montrent plus dynamiques. Le MASI Mid & Small Cap progresse de 1,55%, confirmant un regain d’intérêt pour les valeurs à potentiel, tandis que le FTSE CSE Morocco 15 gagne 1,20% à 1 423,18 points.
Sur un an, le MASI affiche encore une performance positive proche de +12%, malgré un recul estimé entre 3 et 4% depuis le début de 2026, traduisant une résilience relative face aux chocs énergétiques et à la nervosité internationale.
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Valeurs en vue : banques et industrie en soutien
La cote est animée par plusieurs titres majeurs, avec une orientation globalement positive. AKDITAL progresse de 1,79% à 1 139 dirhams, portée par des volumes soutenus, signe d’un intérêt persistant du marché. ATLANTASANAD se distingue nettement avec une hausse de 4,44% à 141 dirhams, s’imposant comme la meilleure performance de la séance.
Aluminium du Maroc avance de 1,24% à 1 797 dirhams, tandis que Banque Centrale Populaire (BCP) gagne 1,85% à 275 dirhams, confirmant la bonne tenue du compartiment bancaire. À l’inverse, Alliances Développement Immobilier (-1,61%) et Attijariwafa Bank (-0,82%) enregistrent des prises de bénéfices. Les échanges demeurent dominés par les valeurs bancaires et industrielles, tandis que Afriquia Gaz évolue sans changement notable.

Marché à terme : le vrai tournant de 2026
Au-delà des variations quotidiennes, le marché se projette déjà vers une réforme clé. Le marché à terme démarrera avec un contrat future sur l’indice MASI 20, regroupant les 20 valeurs les plus liquides de la place. Cet instrument permettra aux investisseurs de couvrir leurs risques, notamment liés à l’inflation, au change ou aux fluctuations sectorielles, tout en ouvrant la voie à de nouvelles stratégies d’arbitrage.
Selon les informations disponibles, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) ainsi que les principaux intermédiaires – CFG Marchés, BMCE Capital et CDG Capital – sont opérationnels après une phase de tests jugée concluante en 2025.
L’impact attendu est significatif : +20 à +30% de liquidité, une meilleure formation des prix et un renforcement de l’attractivité du marché pour les investisseurs institutionnels et internationaux.
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Perspectives : prudence à court terme, conviction à moyen terme
Les anticipations restent globalement constructives. Les analystes de CFG Bank tablent sur une hausse agrégée des bénéfices d’environ 5,8% en 2026, avec une préférence marquée pour les bancaires et certaines valeurs industrielles.
La séance du jour illustre ainsi un marché en transition : moins spéculatif, plus structuré, mais encore attentif aux signaux macroéconomiques.


