Avec plus de 30 millions de dollars en moins de 24 heures, le biopic “Michael” démarre en trombe au box-office mondial, porté par l’aura intacte de Michael Jackson. Un succès immédiat qui contraste avec une production mouvementée et un budget colossal.
Le pari était risqué, mais le résultat est spectaculaire. Le biopic Michael, consacré à Michael Jackson, réalise un démarrage fulgurant au box-office mondial, dépassant les 30 millions de dollars en moins de 24 heures. Un lancement qui confirme l’aura intacte du « King of Pop », mais qui contraste avec des coulisses particulièrement agitées et un budget hors normes.
Porté par la performance de Jaafar Jackson, neveu de l’artiste, le film séduit d’emblée le public. Aux États-Unis, les avant-premières ont généré 12,6 millions de dollars, tandis que l’international ajoute 18,5 millions dès le premier jour. Les projections pour le premier week-end oscillent désormais entre 85 et 95 millions de dollars, ce qui pourrait en faire le meilleur démarrage post-pandémie pour le studio Lionsgate et un record pour un biopic musical.
L’adhésion du public est tout aussi marquante. Les indicateurs de satisfaction affichent des scores très élevés, avec plus de 90 % d’approbation sur certaines plateformes et une forte recommandation. Le phénomène touche particulièrement les jeunes générations, tout en mobilisant les fans historiques de l’artiste, dont près d’un sur deux affirme s’être déplacé par attachement à Michael Jackson.
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Au Maroc comme ailleurs, l’engouement est immédiat. Les salles affichent complet dans plusieurs complexes, avec une multiplication des séances pour répondre à la demande. Le film dépasse ainsi le simple cadre du cinéma pour devenir une expérience émotionnelle collective, nourrie par l’héritage musical et culturel de la star.
Mais derrière ce succès, la production du film a été marquée par de nombreuses turbulences. Entre réécritures, reshoots et une longue phase de post-production, le projet a vu son budget exploser pour atteindre environ 200 millions de dollars, soit un niveau comparable à certains blockbusters hollywoodiens.
Ce coût exceptionnel s’explique notamment par des choix artistiques sensibles, liés à la représentation de la vie de Michael Jackson, ainsi que par des enjeux juridiques et narratifs complexes. La fin du film aurait même été entièrement retravaillée, entraînant des dépenses supplémentaires significatives.
À titre de comparaison, des biopics à succès comme Bohemian Rhapsody ou Elvis avaient été produits avec des budgets largement inférieurs, renforçant le caractère exceptionnel – voire controversé – de ce projet.
Entre triomphe commercial et production chaotique, “Michael” incarne ainsi les paradoxes d’Hollywood : une industrie prête à investir massivement pour capitaliser sur des icônes mondiales, quitte à prendre des risques considérables. Reste à savoir si ce succès initial se confirmera sur la durée.

