La situation hydrique du Royaume continue de s’améliorer sous l’effet des fortes entrées d’eau enregistrées ces derniers jours. À la date du 30 janvier, le volume global stocké dans les barrages a atteint près de 10 milliards de mètres cubes, après un gain de plus de 350 millions de mètres cubes en une seule journée, portant le taux national de remplissage à environ 60 %.
La dynamique observée à la fin du mois de janvier s’est traduite par une augmentation soutenue des réserves hydriques sur l’ensemble du territoire. En l’espace de 24 heures, les volumes stockés dans les barrages sont passés à 9,983 milliards de mètres cubes, soit une hausse nette de 351 millions de mètres cubes. Cette progression a permis au taux global de remplissage d’atteindre 59,6 %, marquant un renforcement tangible du stock stratégique national.
Cette évolution reflète l’impact direct des précipitations récentes sur les bassins hydrauliques et confirme une tendance haussière qui se poursuit depuis plusieurs jours. Elle offre une marge de sécurité supplémentaire pour l’approvisionnement en eau potable, l’irrigation agricole et la production hydroélectrique, tout en améliorant la capacité d’anticipation face aux épisodes de sécheresse.
Le barrage Al Wahda, principal moteur de la hausse
Parmi les ouvrages les plus performants figure le barrage Al Wahda, situé dans la province de Taounate. Entre le 28 et le 30 janvier, ses apports hydriques sont passés de 112,1 millions de mètres cubes à 201,4 millions de mètres cubes.
Sur la même période, son taux de remplissage est passé de 74,6 % à 86,2 %, traduisant une montée rapide du niveau du réservoir. Compte tenu de ce seuil élevé, des opérations de régulation ont été enclenchées afin de préserver la sécurité des infrastructures et d’assurer une gestion maîtrisée des volumes stockés.
Des hausses notables dans plusieurs régions
Le barrage Idriss Ier, également implanté dans la province de Taounate, a enregistré une progression significative de ses apports, passés de 22,8 millions de mètres cubes le 28 janvier à 41,7 millions de mètres cubes le 30 janvier. Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse du taux de remplissage, qui est passé de 58,2 % à 62,6 %.
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Dans la province d’Azilal, le barrage Bin El Ouidane a vu ses apports hydriques progresser de 11,9 millions de mètres cubes à 22,9 millions de mètres cubes en deux jours, permettant au taux de remplissage d’atteindre 41,1 %, contre 37,6 % auparavant.
Du côté de Larache, le barrage Dar Khrofa a connu l’une des hausses les plus marquées. Les volumes entrants sont passés de 14,2 millions de mètres cubes à 21,6 millions de mètres cubes entre le 28 et le 30 janvier, faisant grimper le taux de remplissage de 40,4 % à 54,2 %.
À Béni Mellal, le barrage Ahmed Al Hansali a également bénéficié de cette dynamique positive. Les apports sont passés de 8,6 millions de mètres cubes à 12,7 millions de mètres cubes en l’espace de 48 heures, ce qui a permis au taux de remplissage d’atteindre 65,3 %, contre 60,6 % précédemment.
Par ailleurs, le barrage Al Massira, situé dans la province de Settat, a enregistré des apports de 10,4 millions de mètres cubes au cours des dernières 24 heures, portant son taux de remplissage à 14,4 %. Bien que ce niveau reste relativement bas, il constitue un indicateur positif pour cet ouvrage stratégique du centre du pays.
Un impact direct sur la sécurité hydrique
Cette amélioration généralisée du stock hydrique renforce la capacité du Royaume à répondre aux besoins croissants en eau, tout en réduisant la pression sur les ressources souterraines. Elle permet également de mieux planifier la gestion des réserves en période de stress hydrique et d’optimiser la répartition des volumes disponibles.
Les autorités hydrauliques poursuivent le suivi quotidien des niveaux des barrages afin d’adapter les stratégies d’exploitation, prévenir les risques liés aux crues et garantir une gestion durable des ressources en eau.

