À seulement deux mois de la Coupe du monde 2026, l’Arabie saoudite a décidé de se séparer d’Hervé Renard. Un choix fort qui intervient dans un contexte de transformation profonde du football saoudien et à l’approche d’un rendez-vous mondial crucial.
Le timing ne passe pas inaperçu. À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’Arabie saoudite a tranché : Hervé Renard ne sera pas sur le banc des Faucons verts. Le technicien français a été officiellement démis de ses fonctions, mettant fin à une seconde aventure entamée en 2024.
Cette décision marque un tournant pour une sélection qualifiée pour le Mondial nord-américain, mais confrontée à des défis internes importants. Dans un groupe relevé composé notamment de l’Espagne, de l’Uruguay et du Cap-Vert, la préparation s’annonce désormais sous haute tension.
Hervé Renard, figure respectée du football international, n’a pas caché une certaine amertume, tout en assumant le caractère imprévisible de son métier : « C’est le football… L’Arabie saoudite s’est qualifiée sept fois à la Coupe du monde, dont deux fois avec moi. Et il n’y a qu’un seul coach qui a fait les qualifications et la Coupe du monde, c’est moi, en 2022. Au moins il y aura cette fierté ».
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Son départ s’inscrit dans un contexte de mutation rapide du football saoudien. L’essor spectaculaire de la Saudi Pro League, marqué par l’arrivée massive de joueurs étrangers, a profondément modifié l’équilibre de la sélection nationale. Les internationaux locaux, piliers traditionnels de l’équipe, voient leur temps de jeu réduit en club, compliquant la construction d’un collectif compétitif.
Revenu à la tête de la sélection après un passage à la tête de l’équipe de France féminine, Renard n’aura donc pas réussi à s’inscrire dans la durée lors de ce second mandat. Pourtant, son premier passage entre 2019 et 2023 avait été marqué par une qualification au Mondial 2022 et des performances remarquées.
Ce limogeage, à un moment aussi stratégique, pose désormais une question centrale : l’Arabie saoudite pourra-t-elle rebondir à temps pour être prête au rendez-vous mondial ? À l’approche du tournoi, ce changement de cap apparaît comme un pari risqué, mais assumé par la fédération.
Une chose est sûre : à deux mois du Mondial, la stabilité n’est plus au programme du côté des Faucons verts.

