Stellantis a choisi Antonio Filosa, ingénieur italo-brésilien et fin connaisseur des marchés américains et sud-américains, pour succéder à Carlos Tavares à la direction générale du groupe. À partir du 23 juin 2025, il aura pour mission de relever les défis de la transition électrique, de renforcer les marques premium et de sécuriser la rentabilité du quatrième constructeur automobile mondial.
Le conseil d’administration de Stellantis a élu Antonio Filosa comme nouveau directeur général du groupe. Cet ingénieur italo-brésilien de 52 ans, qui prendra ses fonctions le 23 juin 2025, succède à Carlos Tavares. Fort de 25 ans de carrière au sein de l’entreprise, Filosa est un profil « maison », passé par la direction des marchés américains et sud-américains, ainsi que par la direction mondiale de Jeep et la supervision de la qualité.
Diplômé du Politecnico di Milano et titulaire d’un MBA brésilien, Filosa a gravi tous les échelons depuis son entrée chez Fiat en 1999, orchestrant notamment le succès de Jeep au Brésil et la modernisation du réseau mondial. Ses dernières responsabilités incluaient la direction de l’Amérique du Nord et du Sud, où il a optimisé les stocks, relancé le dialogue avec les syndicats américains et dynamisé l’offre hybride.
Les défis qui attendent Filosa sont nombreux : Stellantis a promis 25 modèles 100 % électriques d’ici 2026 sur ses plateformes STLA, tout en maintenant une rentabilité à deux chiffres, héritage de la fusion PSA-FCA. Il devra également renforcer les pôles premium (Alfa Romeo, Maserati, DS) en accélérant leur électrification, relancer Chrysler et Ram sur le marché nord-américain, tout en sécurisant les chantiers industriels des gigafactories et des logiciels (ADAS, connectivité, IA embarquée).
Sous la présidence de John Elkann et la vice-présidence de Robert Peugeot, Antonio Filosa incarne un choix stratégique salué par les actionnaires de référence, parmi lesquels Exor, Bpifrance, et les familles Peugeot et Agnelli. Si la trajectoire financière sera scrutée de près, c’est aussi l’art du consensus multiculturel qui sera mis à l’épreuve dans un groupe de 258 000 salariés répartis sur quatre continents.
La nouvelle équipe de direction sera dévoilée fin juin, avec un enjeu fort : injecter du sang neuf dans les fonctions stratégiques telles que le logiciel, la supply chain et les finances, au cœur de la transformation technologique du secteur automobile.

