Un double attentat a visé lundi la ville de Blida, au sud d’Alger, marquant la première attaque terroriste de ce type en Algérie depuis 2012. Survenu en pleine visite du pape Léon XIV, l’événement ravive les souvenirs encore vifs de la décennie noire.
L’Algérie a été secouée ce lundi 13 avril par un double attentat à Blida, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger. L’attaque, survenue en fin de matinée, a ciblé le commissariat central de cette importante agglomération.
Selon des témoignages recueillis sur place, deux kamikazes ont déclenché leurs charges explosives à proximité immédiate du bâtiment abritant les services de sécurité. Les forces de l’ordre, présentes sur les lieux, ont rapidement réagi. Les deux assaillants ont été tués sur le coup, tandis qu’un policier aurait été blessé lors de l’intervention.
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Cet attentat constitue le premier acte de ce type recensé en Algérie depuis 2012, marquant une rupture dans une relative accalmie sécuritaire observée depuis plus d’une décennie.
L’attaque intervient dans un contexte particulier, alors que le pape Léon XIV était en visite officielle en Algérie. Le souverain pontife prononçait au même moment un discours à la Grande Mosquée d’Alger, un événement placé sous le signe du dialogue et de l’ouverture.
Au-delà de son bilan, encore limité, l’attentat ravive un traumatisme profondément ancré dans la mémoire collective algérienne : celui de la décennie noire. Entre 1992 et 2002, le pays avait été le théâtre d’une violence extrême liée à des groupes islamistes armés, causant environ 200 000 morts selon les chiffres officiels.
Si les autorités n’ont pas encore communiqué sur les motivations ou les éventuelles ramifications de cette attaque, sa symbolique et son timing soulèvent déjà de nombreuses interrogations quant à l’évolution de la menace sécuritaire dans le pays.

