Une vive controverse a éclaté à la Chambre des représentants après les déclarations d’Ahmed Touizi, chef du groupe du PAM, évoquant de la « farine mélangée à du papier moulu ». Face à la viralité de ses propos, le député a publié un communiqué pour clarifier qu’il s’agissait d’une métaphore et non d’une accusation littérale, appelant à recentrer le débat sur la gouvernance du système de compensation.
Les propos du chef du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Ahmed Touizi, ont provoqué un vif émoi politique et médiatique. Lors d’une séance à la Chambre des représentants, face à la ministre de l’Économie et des Finances Nadia Fettah Alaoui et au ministre délégué au Budget Fouzi Lekjaa, le député a dénoncé les dérives du système de compensation, évoquant une farine subventionnée « mélangée à du papier moulu ».
Une formule choc qui a immédiatement suscité un flot de réactions, certains y voyant une accusation directe de fraude dans la chaîne de distribution des denrées subventionnées. Ahmed Touizi pointait du doigt, plus largement, les dysfonctionnements dans la gestion de la Caisse de compensation, qui a mobilisé près de 16 milliards de dirhams entre 2022 et 2024. Il a également cité l’exemple du gaz butane, soulignant des usages abusifs de la subvention publique, notamment dans certaines exploitations agricoles.
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Face à la polémique, le député a tenu à apporter des précisions à travers un communiqué publié sur son compte Facebook, le 28 octobre 2025. Dans ce texte, il affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il n’a jamais fait référence à un mélange physique de farine et de papier.
« Il s’agissait d’une expression imagée, courante dans notre dialecte marocain, pour désigner des irrégularités administratives ou comptables », précise-t-il.
Touizi souligne par ailleurs l’absurdité économique d’une telle interprétation, rappelant que le prix du papier est bien supérieur à celui de la farine. Le parlementaire déplore « la déformation volontaire » de ses propos par certains médias ou internautes cherchant « le buzz » au détriment de la vérité.
Recentrant le débat, le chef du groupe du PAM affirme que son intervention visait avant tout à alerter sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, d’assurer la traçabilité des subventions et de réformer la gouvernance du soutien public aux produits de base. Il réitère également son soutien à une réforme progressive du système de compensation, orientant l’aide directement vers les ménages les plus modestes, dans une logique de justice sociale et de soutenabilité budgétaire.
Pour rappel, le PAM siège au sein de la majorité gouvernementale aux côtés du RNI et de l’Istiqlal.

