Coup de tonnerre diplomatique en Afrique du Sud : le parti MK, fondé par Jacob Zuma et force politique majeure du pays, rompt avec la ligne historique pro-Polisario et affiche un soutien clair à la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Ce revirement pourrait rebattre les cartes géopolitiques en Afrique.
Dans un geste diplomatique inédit, le parti Umkhonto weSizwe (MK), fondé par l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, vient d’exprimer un soutien explicite à la marocanité du Sahara, rompant avec la position traditionnelle de Pretoria historiquement alignée sur le Polisario.
Dans un document de 16 pages publié en juin 2025, intitulé « Un partenariat stratégique pour l’unité africaine, l’émancipation économique et l’intégrité territoriale : le Maroc« , le MK appelle à une refonte des relations sud-africaines avec Rabat. Ce texte érige le respect de l’intégrité territoriale comme principe fondamental et présente la revendication marocaine sur le Sahara comme historiquement et juridiquement fondée.
Le parti rappelle que le Maroc fut « le premier pays à fournir un soutien financier et militaire à Umkhonto weSizwe en 1962 », et qualifie la Marche Verte de 1975 d’acte de décolonisation « pacifique et puissant ». Il soutient sans ambiguïté le plan d’autonomie marocain, considéré comme la seule solution viable pour une paix durable dans la région.
Le document prône également un partenariat stratégique Rabat-Pretoria, basé sur des intérêts économiques, sécuritaires et diplomatiques communs. Il propose des coopérations dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, les infrastructures ou encore l’éducation.
Cette nouvelle orientation place le MK en opposition frontale avec l’ANC, le parti au pouvoir, qui reste l’un des derniers soutiens solides du Polisario sur le continent africain. L’Alliance Démocratique (DA), deuxième force politique, adopte pour sa part une attitude plus réservée, sans engagement fort envers le front séparatiste.
Avec 58 députés au Parlement, le MK devient une voix puissante dans le débat politique sud-africain. Si cette vision venait à influencer la diplomatie officielle, elle pourrait affaiblir considérablement la position d’Alger et accélérer l’isolement diplomatique du Polisario à l’échelle continentale.
Un précédent existe déjà : en 2017, Jacob Zuma avait rencontré le roi Mohammed VI à Abidjan. Aujourd’hui, cette démarche prend tout son sens dans une vision stratégique plus assumée, où le Maroc est présenté comme un partenaire clé pour l’avenir de l’Afrique.

