Le Maroc accueillera en avril, dans le cadre de l’exercice African Lion 2026, la première phase d’un programme américain de formation aux drones destiné aux armées africaines, renforçant son rôle stratégique dans la sécurité du continent.
Le Maroc s’impose comme un hub militaire régional en accueillant la première phase d’un programme américain de formation aux drones destiné aux armées africaines. L’initiative sera lancée en avril, en marge de l’exercice multinational African Lion 2026, confirmant le rôle stratégique croissant du Royaume dans les dispositifs de sécurité du continent.
Porté par le commandement américain en Europe et en Afrique, ce projet vise la création de centres régionaux de formation aux drones à travers l’Afrique. Le Maroc devient ainsi le premier terrain d’expérimentation de ce dispositif, avec l’ambition de déployer, à terme, un réseau de formations durables et adaptées aux réalités sécuritaires locales.
L’exercice African Lion, organisé sous l’égide du U.S. Africa Command, réunira plus de 10.000 militaires issus d’une vingtaine de pays. Il se déroulera entre avril et mai au Maroc, mais aussi en Tunisie, au Sénégal et au Ghana, avec des manœuvres couvrant des opérations terrestres, aériennes et maritimes.
Dans ce cadre, un premier module de formation aux drones sera dispensé à 16 militaires africains, répartis en deux groupes. Le programme comprendra deux volets complémentaires : l’intégration des drones dans la planification des opérations militaires et la prise en main de différents systèmes d’aéronefs sans pilote. Les sessions s’étaleront sur huit à dix jours.
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Au-delà de l’apprentissage technique, les responsables américains insistent sur une approche globale, centrée sur la résolution de problèmes et l’adaptation aux contextes locaux. L’objectif est de développer des capacités opérationnelles durables, en intégrant des dimensions comme le renseignement, les spécificités culturelles et la coopération entre États africains.
Cette initiative intervient dans un contexte où les drones s’imposent comme des outils clés pour répondre à des défis sécuritaires multiples : lutte contre le terrorisme, surveillance des frontières, trafic illicite ou encore protection de la faune. Mais leur déploiement reste freiné par des contraintes budgétaires importantes, les systèmes les plus avancés pouvant coûter plusieurs dizaines de millions de dollars.
Face à ces défis, des solutions plus accessibles sont à l’étude, notamment pour permettre aux pays africains de développer des capacités opérationnelles efficaces sans dépendre exclusivement d’équipements lourds et coûteux.
En accueillant cette première phase, le Maroc confirme sa position de partenaire stratégique des États-Unis et d’acteur clé dans la structuration des capacités sécuritaires en Afrique, dans un contexte de montée en puissance des technologies militaires et de recomposition des équilibres régionaux.

