À New York, la Coupe du monde 2026 se fait déjà sentir. Sollicité dans la rue pour des billets, le maire Zohran Mamdani témoigne de l’engouement exceptionnel autour du choc Maroc–Brésil, devenu l’une des affiches les plus convoitées du premier tour.
La Coupe du monde 2026 n’a pas encore commencé que New York vit déjà au rythme du football. À quelques mois du coup d’envoi, l’engouement est tel qu’il déborde largement du cadre sportif pour s’inviter jusque dans la rue… et dans le quotidien du maire de la ville.
Lors d’une prise de parole publique, Zohran Mamdani a raconté, sur un ton amusé, être régulièrement interpellé par des habitants lui demandant des billets pour le Mondial. « On m’arrête déjà dans la rue pour me demander des places », a-t-il confié, évoquant notamment une requête insistante pour le très attendu Maroc–Brésil. « Je lui ai dit que je verrais… moi aussi je cherche », a-t-il lancé, résumant à lui seul la fièvre qui s’est emparée de la métropole.
Derrière l’anecdote, les chiffres confirment l’ampleur du phénomène. Selon la FIFA, des millions de demandes ont été enregistrées dès les premières phases de vente et de manifestation d’intérêt. Lors du dernier tirage de sélection aléatoire, le choc Maroc–Brésil, programmé mi-juin 2026 dans la région New York–New Jersey, s’est hissé au rang de deuxième match le plus convoité de la phase de groupes, juste derrière Colombie–Portugal.
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Une popularité qui ne doit rien au hasard. D’un côté, le prestige intact de la Seleção brésilienne. De l’autre, les Lions de l’Atlas, portés par leur parcours historique au Mondial 2022 et devenus l’une des sélections les plus suivies sur la planète. L’affiche s’annonce déjà comme l’un des temps forts du premier tour, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.
Âgé de 34 ans, Zohran Mamdani incarne une nouvelle génération politique à New York. D’origine indienne, né en Ouganda et naturalisé américain en 2018, il s’est imposé sur la scène locale en battant des figures établies lors de la primaire démocrate. Grand amateur de football, il partage aujourd’hui la même attente – et la même frustration – que ses administrés : décrocher un billet pour un Mondial qui, bien avant le premier coup de sifflet, a déjà conquis la ville.

